Lecture

Tout n’est pas perdu – Wendy Walker

Année de parution : 2016

Auteur : Wendy Walker

Editeur : Sonatine

Nombre de Pages : 346

 

Alan Forrester est psychiatre dans la petite ville de Fairview, connecticut. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a fait l’objet d’un traitement post-traumatique afin d’effacer le souvenir d’une terrible agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l’a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée. Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d’alan, tous lui confient leurs pensées les plus intimes, laissent tomber leur masque en faisant apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles. Parmi eux, Charlotte, la mère de Jenny, et tom, son père, obsédé par la volonté de retrouver le mystérieux agresseur.

 

Critique :

Déjà, j’ai reçu ce livre dans le cadre d’une masse critique spécial thriller de Babelio, je les remercie pour cet envoi, ainsi que les éditions sonatine.

J’ai mis du temps avant d’écrire cette critique. Au départ j’ai eu du mal à rentrer dans le récit. Pourtant le point de vue du psychiatre, Alan Forrester, était très intéressant. J’aimais l’idée de voir le cheminement, et la construction de sa pensée concernant l’agression de Jenny Kramer, et tous les effets négatifs de ce traitement sur elle, ainsi que sur Sean, un autre de ses patients ayant subit le même traitement au retour de la guerre. Il me paraît sympathique et veut vraiment tout faire pour aider Jenny à recouvrer sa mémoire, mais es-ce suffisant ? Car, plus on avance dans le roman, plus on découvre, indéniablement, les secrets de ses patients, de charlotte, et de Fairview, plus on s’éloigne quelque peu de l’enquête. Et plus l’intrigue policière avance, plus le psychiatre y est mêlé contre son gré, personnellement. La famille passe avant tout. Lui, qui était sympathique pendant toute la première partie du livre, l’est beaucoup moins dès qu’il décide de manipuler Jenny, Et charlotte, sa mère. Il se révèle prêt à tout pour sauver son fils, et donc par la même occasion sa réputation de psychiatre. Il paraît égoïste. Il n’hésite pas à abuser de son pouvoir pour falsifier les souvenirs de Jenny, un grain de sable dans la machine. Il finit par exprimer des remords, ce qui montre qu’il n’est pas un monstre. Cela démontre parfaitement le pouvoir que le corps médical peut avoir sur ses patients.

Le dénouement de l’intrigue est.. inattendu je dirais. Très surprenant. J’en suis, littéralement restée bouche bée. Tous les personnages évoqué dans le roman, même de manière insignifiante, finissent par prendre place dans l’agression. tout est lié, et on ne le comprend qu’au dernier chapitre. tout ce qu’a fait le psychiatre, Alan, trouve non seulement résonance dans l’histoire de Jenny Kramer, mais également dans sa propre histoire. Il se révèle dans les derniers chapitres, et j’ai senti un sentiment de culpabilité d’avoir douté de ce personnage. Ce dernier chapitre m’a non seulement subjugué, mais il me donne envie de relire le livre ! C’est lui qui fait toute la force du livre.

 

Note : 17,5/20

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