Lecture

La fiancée américaine (Eric Dupont)

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Synopsis

Un gâteau renversé à l’ananas peut-il changer le cours de l’histoire ? 

Aux confins enneigés du Québec, l’histoire d’une famille étonnante, un clan de bûcherons, de croque-morts et d’entrepreneurs, marqué pour l’éternité par Madeleine, cette « fiancée » venue d’Amérique avec pour seul trésor son livre de recettes.

La fiancée américaine est une extraordinaire saga familiale campée entre la petite ville de Rivière-du-Loup sur les bords du fleuve Saint-Laurent, Rome et Berlin. On se laisse emporter par la genèse et le destin d’une lignée rare, peuplée d’hommes forts, de religieuses québécoises et de petites filles aux yeux bleus qui utilisent les tartes au sirop pour tuer leur frères.

Avis

Alors, j’ai acheté le livre sur un coup de tête, il y a quelques mois, sa couverture m’avait conquis. Et le fait que ce soit un roman se passant principalement au Québec avait tout pour me séduire, parce que je suis folle de ce pays. Je me suis plongée dans ce livre avec l’idée qu’il allait me transporter. Mais, au final, j’ai été moyennement transporté. Peut-être les histoires multipliées dans ce livre, y donnant à mon sens une certaine lourdeur, m’a donné du fil à retordre. Les nombreux personnages m’ont quelques peu perdus. C’est vrai qu’on y parle d’une génération entière de Lamontagne. Dont les filles s’appellent presque toutes Madeleine. La lignée est marquée par Louis Lamontagne dit le Cheval. Ils sont tous plus ou moins excentriques, il ne sont pas une famille ordinaire. Ils envoûtent par leurs yeux sarcelle. Ou alors la longueur des chapitres (allant jusqu’à 250 pages) qui sont parfois pesant et manque d’aération

Je suis heureuse d’avoir terminé ce livre. J’y garde une note mitigée. J’ai adoré l’écriture d’Eric Dupont, et j’ai adoré certains personnages, comme Marc, le frère de la dernière Madeleine, ou encore Gabriel, le fils de celle-ci. Je ne peux pas dire que c’est un mauvais roman, ce serait mentir, mais il ne m’a pas totalement transportée dans son monde. Et il aurait pu être beaucoup plus léger en étant sur deux tomes.

Les gens hésitent toujours à se débarrasser de leurs livres, ils entretiennent avec eux une étrange relation. Une fois qu’ils ont lu un livre, ils le laissent encombrer leur petit appartement pendant des années jusqu’à ce qu’ils se rendent compte, au jour du déménagement, que le papier est lourd. Et ils pestent en descendant les cartons dans les escaliers, maudissent Simone de Beauvoir, envoient Thomas Bernhardt au diable. Mais arrivés à leur nouvelle adresse, ils remontent patiemment leur bibliothèque, souvent en plaçant les livres par ordre alphabétique, comme le castor reconstruit son barrage après une inondation.

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