Lecture

N’oublier Jamais. (critiques. )

noublierjamais

 

« Vous croisez au bord d’une falaise une jolie fille ?
Ne lui tendez pas la main !
On pourrait croire que vous l’avez poussée. »

Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper. A Yport, parti s’entraîner sur la plus haute falaise d’Europe, il a d’abord remarqué l’écharpe, rouge, accrochée à une clôture, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde ; Jamal lui tend l’écharpe comme on lance une bouée.
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l’inconnue.
A son cou, l’écharpe rouge.

C’est la version de Jamal.
Le croyez-vous ?

Mon avis/Critique.

L’intrigue est dès le départ très surprenante. Le personnage principal, Jamal, est vraiment attachant. Il ne fait pas de son handicap une faiblesse, ni même un déni. Il vit avec. Son humour noir tout au long du récit est une vraie richesse. On comprend rapidement qu’il va être au coeur de l’enquête, mais du mauvais côté. En effet, comme il le dit, la chance n’a jamais été de son côté.

Mais, Mona, une jeune femme mystérieuse et intriguante, croît en lui. Qui est-elle ? Personnellement je ne la trouve pas si innocente que cela. Elle cache quelque chose dont je ne sais quoi penser.

L’avancement de l’enquête sur le « suicide » de Magali Verron entraîne de plus en plus de mystère. L’irrationnel qui va si bien au style de Bussi prend place petit à petit, de quoi nous rendre dingue.

Une question finit par me tarauder : d’où vient le handicap de Jamal, cette jambe manquante ? Il nous a livré deux versions pour le moment, aussi loufoques l’une que l’autre.

Au fil du roman je trouve Mona de plus en plus étrange. cette histoire de directeur de thèse qui lui file comme cela sa maison est bien douteuse. Bussi commence à me rendre totalement folle !

Plus le roman avance et plus Jamal sombre dans la folie. Par exemple il ne trouve pas Christian le Medef, il semble avoir inventer le suicide de cette Magali. De mon côté je commence à douter de son innocence. Tandis que lui voit un complot contre lui. Mais qui a tort ? Lui ou Moi ? Ou avons-nous tous deux tort ?

Finalement il semble bel et bien innocent, Jamal. Tout semble se braquer vers Frédéric Saint Michel, le petit ami de Myrtille Camus.

C’est à ce moment que la machination pour accuser Jamal se révèle. Chacun des membres de cette machination se montre au grand jour : Chacun a connu Myrtille Camus ou Morgane Avril, les deux victimes du soi-disant tueur à l’écharpe rouge. Ce complot est ahurissant, plus qu’à la hauteur du style de Bussi. Nous pensions enfin connaître le fameux tueur en série. Mais, c’était mal connaître Bussi. Encore un ultime rebondissement. Pas de tueur en série. Juste une coïncidence entre la jalousie d’une soeur capable de tuer pour qu’aucun homme ne se mettre entre elles, et le meurtre désespéré d’un homme amoureux qui a trouvé pour se couvrir de maquiller son meurtre comme celui du tueur à l’écharpe rouge. Un happy-end pour le lecteur. Mais pas pour Jamal, qui au final était véritablement innocent et a été tué pour faire éclater la vérité.

Au final, Bussi a encore réussi à distiller au compte goutte les informations dans ce roman, rendant le lecteur complètement impatient de savoir le fin mot de cette histoire. Impossible de ne pas le suivre, il sait parfaitement manier les ficelles du polar, avec un talent incroyable.

Ce roman est encore une fois une pépite qui me fait encore plus aimer le style de Bussi. Il est maître dans l’art du suspense et devient un de mes auteurs favori. Tous ces romans sont incroyables, et même si ma préférence reste à Nymphéas Noirs, N’oublier Jamais mérite de rentrer dans les classique du polar.

S’il y a bien un truc auquel je n’ai jamais rien compris , c’est le coup de foudre. Ce truc qui vous tomberait dessus dans la rue. La foule sui s’écarte, au ralenti. Franchement, Mona, presque toutes les femmes ont du charme, presque toutes possèdent un petit quelque chose qui permet de tomber amoureux d’elles, de les aimer toute une vie sans regret

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